Cachez-moi ce greenwashing que je ne saurais voir !

démasquer le greenwashing

Ah, le greenwashing ! Cette pratique de marketing et relations publiques qui fait des vagues dans le monde des affaires, où les entreprises se parent de vertus écologiques comme si c’était le dernier cri à la mode. Mais comment ne pas se laisser berner par ces belles paroles ? Et surtout, comment distinguer le vrai du faux dans cette jungle de promesses écolos ? On vous donne ici toutes les astuces, alors prenez vos loupes de détective et bonne lecture *.

*Si vous n’avez pas le temps de lire tout l’article, voici une infographie résumant le tout, vite fait, bien fait !

Le greenwashing, qu’es aquò ?

Le greenwashing, ou « écoblanchiment », est une pratique par laquelle une entreprise donne une image faussement positive de son engagement environnemental. Cela peut aller de déclarations exagérées sur la durabilité de leurs produits à des campagnes publicitaires trompeuses, visant à dissimuler des pratiques commerciales peu respectueuses de l’environnement. C’est un coup de peinture écolo sur des actions qui ne le sont pas vraiment.

Comment démasquer les greenwashers, Sherlock Holmes style ?

Démêler les pratiques de greenwashing requiert une investigation minutieuse. Là, je vous parle d’analyser les étiquettes de vos produits à la loupe, d’explorer le site internet de l’entreprise pour identifier les actions concrètes derrière les discours marketing, de rechercher les certifications indépendantes qui attestent des pratiques durables de l’entreprise (Astuce : si l’entreprise n’a aucune certification de durabilité, c’est généralement qu’elle n’est pas durable !).

Les boissons greenwashées. Ça va le chalet, ou bien ?

Le label « Swiss Made » booste les ventes. Certaines recherches montrent qu’il peut ajouter jusqu’à 20% au prix de vente pour certains produits, et même jusqu’à 50% pour les articles de luxe, par rapport à des produits similaires d’autres provenances. Cette tendance s’applique également aux boissons fruitées, y compris chez notre marque Opaline, qui fièrement affiche le drapeau suisse.

Cependant, il est crucial de noter que la mention «100% Suisse», «100% valaisan», «100% genevois» et ainsi de suite pour les 24 Cantons restants, ne garantit pas nécessairement un engagement écologique de la part de l’entreprise, mais seulement l’origine du produit. La mise en avant de la Swissness est une technique souvent utilisée pour cacher la mauvaise qualité des boissons, car la confiance accordée à la provenance suisse fait que l’on néglige de lire les étiquettes.

Il est pourtant crucial de vérifier si les boissons contiennent des conservateurs, des concentrés de fruits – certes suisses, mais transformés à l’étranger la plupart du temps –, du sucre ajouté, ou si les fruits sont biologiques, de saison, etc. Par exemple, certaines boissons pétillantes mettent en avant l’eau de source suisse dans leurs boissons, mais ne parlent jamais des additifs, des conservateurs, des colorants et des arômes artificiels. Vous prendriez bien un peu de benzoate de sodium avec votre boisson gazeuse « naturelle » ?

Enfin, la corrélation entre le prix d’un produit et sa durabilité est certainement l’indicateur principal de greenwashing (ou pas greenwashing, telle est la question !). Un produit suisse étonnamment bon marché peut suggérer des compromis sur la durabilité ou sur la rémunération équitable des acteurs impliqués dans sa production. Prenons l’exemple de la tomate (oui, car notre jus de tomate est fait avec des tomates genevoises de saison… et on en est fièr·e !). Un jus de tomate 100% suisse peu coûteux et non certifié peut signifier des pratiques de culture hors-sol, avec leurs conséquences socio-environnementales négatives, comme la consommation énergétique élevée, l’utilisation intensive de ressources, la perte de la biodiversité et la production de déchets plastiques. Nous ne pouvons qu’insister sur l’importance de la saisonnalité des aliments (tomates et fraises en hiver, c’est non, non !). En scrutant au-delà des déclarations de marketing, les acheteurs et acheteuses (distributeurs, points de vente et consommateurs·trices finaux) peuvent mieux discerner les véritables engagements environnementaux des entreprises.

Opaline : Au-delà des paroles, des actes concrets !

Opaline incarne une véritable alternative dans l’industrie des jus de fruits suisses*. Depuis sa fondation, l’entreprise s’est engagée à promouvoir une agriculture responsable et à offrir des produits de la plus haute qualité, tout en préservant la nature et en soutenant les communautés locales.

En tant que première entreprise de jus de fruits suisses certifiée B Corp en 2015, Opaline ne se contente pas de mots creux. Notre engagement en faveur de l’agriculture locale et responsable est profondément enraciné dans notre mission, nos valeurs, ainsi que dans nos statuts légaux.

Contrairement à d’autres acteurs du marché qui se contentent d’imiter notre communication axée sur le local, Opaline travaille en partenariat avec des coopératives agricoles comme Biofruits pour soutenir activement les pratiques agricoles durables et rémunérer équitablement les producteurs locaux. Notre entreprise s’est aussi formellement engagée à se mettre au service des communautés locales. Cela veut dire que 75% de nos client·e·s fourni·e·s sont indépendant·e·s et de proximité.

Et là, vous me dites « Et le verre pour vos bouteilles. Il est durable, peut-être ? » Ce à quoi, je vous réponds : « Bravo, vous êtes engagé·e pour la durabilité ! Parlons-en. ». A ce stade de l’article, vous êtes maintenant un·e Sherlock Holmes du greenwashing et vous avez certainement déjà exploré à la loupe notre site internet et nos réseaux sociaux. Vous avez dû y lire que notre entreprise s’est engagée à diminuer de moitié ses émissions de CO2 d’ici 2030 (l’engagement initial d’atteindre Net Zéro en 2030 est devenu impossible suite à la pandémie du Covid-19 et à l’incendie survenu dans la zone industrielle de Vétroz en juillet 2023, ayant détruit une partie de notre ligne de production). Notre objectif est désormais d’atteindre Net Zéro, d’ici 2040 (tâche monumentale… même pas peur !).

Sachant que le verre est, en effet, la cause de 49% des émissions de CO2 (Scope 1, 2 et 3) d’Opaline, nous avons développé ces dernières années, un projet d’amélioration de l’impact de la chaîne du verre, afin de prolonger la vie des bouteilles avant de les recycler (à travers un système de lavage et de remise en vente dont vous trouverez les détails sur internet). Nous participons notamment aux projets pilote de récupération du verre «ça Vaud l’Retour», sur Vaud et «J’la Ramène», sur Genève. Nous sommes aussi en train d’étudier d’autres alternatives – réalistes et réalisables – de contenants plus durables que le verre. La question n’est pas de vanter la perfection – aucune entreprise ne l’est – mais de toujours viser l’amélioration.


* Note que nous ne sommes pas la seule entreprise engagée pour la durabilité en Suisse. Nos amis de Biofruits, coopérative de producteurs en agriculture biologique, qui nous fournit nos fruits et qui fabrique nos jus dans sa ligne de production alimentée à l’énergie solaire, est un bel exemple d’engagement pour la durabilité. D’autres marques plus ou moins connues, que nous ne citerons pas, car nous ne citons pas non plus celles qui font du greenwashing –ce n’est que justice– nous rejoignent dans le podium, voire, nous dépassent !

Pourquoi choisir Opaline quand d’autres marques peuvent sembler plus abordables ?

Eh bien, c’est là que ça devient intéressant ! En soutenant Opaline, vous soutenez une entreprise qui ne se contente pas de parler le langage de l’écologie, mais qui le parle avec un accent authentique (et c’est une genevoise d’origine lusitaine, qui habite sur Vaud et travaille pour une entreprise valaisanne qui vous écrit. Je ne rigole jamais avec les accents !). Avec Opaline, chaque achat est un vote en faveur d’une agriculture locale et responsable et d’une économie circulaire où tout le monde est gagnant. Oui, nos produits peuvent être légèrement plus chers que leurs homologues concurrents, comment ne pas l’être quand on paye le prix juste aux acteurs et actrices de notre chaîne de valeur ? L’actualité nous le montre, la majorité des agriculteurs de notre pays travaillent dans des conditions proches de la précarité, pour des salaires dérisoires. Nous refusons de participer à cela et quand vous achetez une boisson Opaline, vous aussi, vous le refusez. Chaque centime dépensé est un investissement dans un avenir où les entreprises agissent avec responsabilité et où les consommateurs et consommatrices ont le pouvoir de faire des choix éclairés.

Conclusion : la transparence est clé !

Dans un monde où le greenwashing est monnaie courante, il est crucial d’adopter un regard critique et de creuser au-delà des belles paroles et des étiquettes « vertes ». Les signes révélateurs incluent un manque de transparence sur la provenance des ingrédients, l’absence de certifications socio-environnementales crédibles, ou encore un discours marketing flamboyant sans actions tangibles pour soutenir des pratiques durables. Nous ne pouvons que vous encourager à regarder au-delà du prix immédiat d’un produit, car s’il n’est pas cher pour vous à l’achat, il l’aura été pour quelqu’un d’autre à une étape de la chaîne et, surtout, il le sera pour nous tou·te·s sur le long terme.


Par Cristina Tavares de Bastos
Responsable Communication & Durabilité – Opaline

 

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