Le réemploi revient au goût du jour

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Dans son édition de janvier 2026, la revue bimestrielle Vignes & Vergers, consacre un dossier à l’économie circulaire : les bouteilles ne restent pas sur le carreau.

BottleBack et Opaline font partie des pionniers à relancer le réemploi des bouteilles en verre en Suisse. Une avancée clé pour réduire l’empreinte carbone des boissons.

Dossier Vignes & Vergers à découvrir ici!


Extrait du dossier

Opaline en pionnière

Opaline fait figure de pionnière en mettant en place une mini-filière de récupération et de réemploi de bouteilles en verre. «Grâce à de bons partenaires prêts à faire bouger les lignes, nous commençons petit, à notre image », se réjouit Alexandre Fricker, directeur général de la société basée à Vétroz. Elle fait partie des sept fondateurs de la jeune Coopérative Ça Vaud l’retour, créée fin 2024.

La phase pilote démarre au mois de janvier avec 6’000 bouteilles, l’idée étant que leur nombre augmente progressivement à 10’000 au fil de l’année, en comptant le pic estival. Pour ce faire, Opaline collabore avec les distributeurs de boissons Nausikraft à Lausanne et Delley Boissons à Boudry. « Sous l’égide de la coopérative, nous mandatons Réseau Consignes, à Gimel, pour le lavage et une partie du transport », détaille Alexandre Fricker. Lorsque la logistique le permet, quelques cas particuliers entrent dans le circuit, comme le restaurant la Cuisine de Neusa à Etoy.

Circuit local

Concrètement, pour le cas de Lausanne, Opaline a investi dans 250 harasses personnalisées, floquées par la Fondation valaisanne en faveur des personnes avec une déficience intellectuelle. À l’aide d’un petit camion électrique, Nausikraft va chercher les commandes à la coopérative Biofruits, puis les reconditionne en harasses à Lausanne pour livrer la capitale vaudoise. « Nausikraft gère la logistique et la consigne directement avec ses clients, à hauteur de 30 cts par bouteille et Fr. 5.– par harasse », précise le directeur d’Opaline.

Au fur et à mesure, ce partenaire collecte les bouteilles vides de 25 cl et 33 cl auprès des restaurateurs, les stocke et les prépare en lots pour le nettoyage. C’est là qu’intervient Réseau Consignes, quatre fois par année, en transportant et lavant les bouteilles par lot de mille, puis en les restituant propres, prêtes à la remise en circulation. « Nausikraft ramène alors ces bouteilles à Vétroz lorsqu’elle vient chercher la prochaine commande. » Enfin, après un lavage à chaud qui doit être également fait sur des bouteilles neuves, Biofruits se charge de remettre les bouteilles Opaline en circulation. Dans un horizon plus lointain, l’avenir sera-t-il à la création d’une bouteille unique pour les jus comme pour le vin ? « Ce n’est pas à l’ordre du jour dans notre secteur, car les formats sont nombreux et font partie intégrante de l’image des marques », conclut Alexandre Fricker.

Dossier signé Réane Ahmad

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